La traduction automatisée (1re partie)

Bien qu’elle soit de plus en plus populaire, la traduction automatisée souffre toujours d’un énorme problème : en dehors des spécialistes, personne ne sait trop bien comment l’utiliser et ce qu’elle peut donner exactement.

On doit d’ailleurs faire une première distinction entre deux sortes de traduction automatisée qu’on confond souvent, alors que leur fonctionnement et leur but sont bien différents : la traduction assistée par ordinateur et la traduction automatique.

La traduction assistée par ordinateur (TAO)
Globalement, la traduction assistée par ordinateur, c’est l’utilisation de logiciels informatiques pour faciliter et améliorer la traduction. Elle consiste principalement à offrir au traducteur sur une même plate-forme divers outils de recherche. Il peut s’agir, entre autres, de banques de données terminologiques, de logiciels d’indexation de documents, de concordanciers bilingues ou de mémoires de traduction. Ces dernières étant l’outil le plus puissant de cette liste, il convient donc de s’y arrêter un moment.

Les mémoires de traduction (MT) : généralités
Les mémoires de traduction permettent de retrouver des mots, groupes de mots ou phrases qui ont déjà été traduits, pour insérer leur traduction dans le document à traduire. Elles comprennent deux composants : une base de données et un algorithme de recherche.

Dans sa version la plus simple, la base de données ressemble à un tableau à deux colonnes dans laquelle on aurait d’un côté des phrases dans une langue (langue d’origine) et de l’autre, les phrases équivalentes dans l’autre langue (langue de destination). L’algorithme, lui, est une fonction de calcul qui permet de rechercher une phrase ou une partie de phrase dans la base de données et de retrouver son équivalent dans l’autre langue.

Il y a deux façons de remplir la base de données. Soit pendant la traduction proprement dite; c’est alors le traducteur qui l’enrichit au fur et à mesure qu’il traduit. Soit en incorporant les deux versions (langue d’origine et langue de destination) de documents déjà traduits.

La mémoire de traduction possède deux grandes qualités. Elle aide à traduire plus vite, donc à répondre à la compression des délais caractéristique de notre mode de vie actuel. Ensuite, elle permet de traduire de façon uniforme, ou tout au moins cohérente, des documents qui se ressemblent. Enfin, en théorie…

(à suivre)

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